Régions productrices

La palmeraie, un patrimoine unique, clé de l’avenir économique des régions oasiennes
La culture du palmier dattier est présente dans notre pays depuis la haute antiquité essentiellement au sud de la chaîne Atlasique. Les palmiers Dattiers sont surtout cultivés dans les vallées qui bordent les grands fleuves de la région comme le Ziz, le Drâa, le Gheris et le Guir. Des oasis ont également pu s’épanouir autour des nappes phréatiques des régions de Baniou ou encore du Saghro. Enfin il est aussi implanté, plus au nord à l’est du Royaume, précisément à Figuig où il puise son eau dans les sources locales qui longent l’oued Zousfana. Très exigeant, le palmier a besoin d’une lumière et d’une chaleur intenses ainsi que d’un climat sec pour prospérer et bourgeonner. Le Maroc est donc idéal pour cette plante qui est présente dans près d’un tiers de son territoire, soit 471.000 km2. Quatre grandes régions à la vocation phoenicicole plurimillénaire accueillent cette plante aux multiples usages : L’Oriental, le Drâa-Tafilalet, le Souss Massa et enfin la région de Guelmim Oued Noun. Le Palmier Dattier ou Phoenix dactylifera de son nom latin a contribué à façonner les hommes et les paysages du Maroc depuis des temps immémoriaux. Ses multiples usages, nourriture pour les hommes et le bétail, matière première pour objets usuels mais aussi la facilité de conservation de la datte en font un produit unique. Il n’est pas étonnant qu’il se soit imposé dans les zones sahariennes où il avait jadis, fait prospérer le commerce caravanier transsaharien et où aujourd’hui, il constitue le pilier de l’économie agraire locale
La zone du Drâa et Saghro
Longue ceinture verte émeraude qui serpente à la lisière des contreforts sud de l’Atlas ou chapelet d’oasis isolées, la palmeraie locale s’étend sur 26.000 hectares et compte pas moins de 1.850.000 palmiers. Première productrice de dattes au Maroc, la région est leader national avec une production atteignant par an les 40.000 tonnes. Un succès qu’elle doit à l’accompagnement efficace de l’Etat via le Plan Maroc vert mais aussi à ses populations à la culture de l’effort bien ancrée. 70.000 phoeniciculteurs ont déjà adhéré à 10 GIE qui permettent une augmentation notable des rendements. Une chaine de 14 unités de conditionnement, de stockage frigorifique complète le dispositif.
La zone du Tafilelt
Malgré de nombreuses contraintes, rareté des eaux mobilisables et salinité des sols, cette région fournit chaque année 35% de la production nationale soit 35.000 tonnes de dattes, ce qui en fait le deuxième producteur à l’échelle nationale. Exploités sur une surface de 16.300 hectares, 1.650.000 palmiers prospèrent grâce au travail des agriculteurs locaux dont 40.000 ont déjà rejoint 8 GIE, privilégiant ainsi l’intégration verticale. Ils maîtrisent désormais toute la filière, de la production, en passant par la réfrigération jusqu’au conditionnement et le stockage. Les systèmes de cultures pratiqués localement à deux ou trois strates selon les disponibilités en eau qui s’apparentent plus à du jardinage, fournissent les variétés tels que le Majhoul, le Boufeggous ou encore le Bouslikhen.
Zone de Tata et de Guelmim
Troisième région productrice du Royaume, ses 219 oasis et ses 1.400.000 palmiers assurent chaque année l’équivalent d’un cinquième de la production nationale soit en moyenne 20.000 tonnes de dattes. Cette région est réputée pour les variétés Boutayoub, Sayer et Boufeggous. Ici comme ailleurs, les phoeniciculteurs s’organisent progressivement et adhèrent à des groupements d’intérêt économique qui sont au nombre de quatre. Ils bénéficient d’unités de stockage frigorifique et de conditionnement afin de valoriser le produit sur les marchés.
La palmeraie de Figuig
Intimement et intrinsèquement liée à sa Palmeraie, Figuig, très ancienne cité, a prospéré grâce à la production de dattes qui représentent aujourd’hui une production moyenne de 4.500 tonnes de dattes. La palmeraie s’étend sur 1.200 hectares et compte 140.000 pieds. Elle fournit les variétés Assiane, Boufeggous, Boufeggous gharas, Aziza bouzid, Aziza menou, Admam dont 41% sont destinés à l’autoconsommation, 21% à la commercialisation et 25 % au bétail. Afin de garantir une valorisation optimale de la production, le département de l’agriculture en partenariat avec les professionnels ont créé une unité de conditionnement.

Nos partenaires